Affichage des articles dont le libellé est onuma kouen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est onuma kouen. Afficher tous les articles

jeudi 26 août 2010

J = 2+3 : Hakodate, sa vie, son oeuvre...

Scandaleusement harcelé par mon horrible rédac' chef temporaire (Jennifer en somme), me voilà obligé de rédiger un petit quelque chose sur nos deux journées à Hakodate et ses environs. Sachez tout d'abord que cette ville est probablement dans le top 3 des bleds les plus laids de tout le Japon. La phrase " Hakodate, c'est moche ! " a du résonner une bonne centaine de fois depuis le début du séjour. Dans le genre ville industrielle qui a raté l'étape " plan d'urbanisme ", on fait difficilement pire. Quoiqu'il paraît que Sapporo, c'est pire... Hakodate a, en tout cas, l'air d'être une destination particulièrement prisée par les groupes scolaires ou les Chinois... Seul avantage notable : il y fait une chaleur tout à fait supportable par rapport au reste du pays et le petit vent marin est du meilleur effet. C'est sans doute le seul endroit du Japon où il fait moins chaud à l'extérieur qu'à l'intérieur.

L'hôtel dans lequel nous résidons est pour le moins fort sympathique (même s'il ressemble à première vue à un entrepôt de machines à laver) avec une tenancière charmante, particulièrement ravie apparemment que nous ne soyons pas allemands. On lui proposerait bien d'émigrer dans une cité plus en accord avec la qualité de son établissement...

La première journée fut consacrée à une " visite " du bled (" oh les jolis buildings... " ; " oh les beaux hôtels... " ; " oh les énormes corbeaux... ") où la population locale semblait sidérée de constater que non, nous n'étions pas des étudiants étrangers en échange scolaire, mais que nous étions bien là pour notre propre " plaisir ". Au moins, ça nous a permis de repartir avec des posters gratos. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers un fort de style Vauban avec un superbe jardin en étoile. On y a notamment appris qu'il était dangereux, voire prohibé pour les petits lapins de se jeter dans les douves. D'ailleurs, cet épisode me permit de maudire les GPS des téléphones qui nous indiquaient une distance de 500m entre la gare et le fort, distance qui s'approcha plus des 5 kilomètres qu'autre chose...




Puis, nous revînmes vers le centre ville, direction le mont Hakodate pour profiter de la magnifique vue de nuit au sommet. Nous croisâmes sur le chemin des maisons de style anglais, russe, français. Rien que du typique en somme. Le fameux sommet sus-nommé ressemblait à une file d'attente un mercredi au Parc Astérix, des centaines de locaux s'agglutinant contre les rambardes ou sur les terrasses pour prendre une photo floue ou trop éclairée des lumières de la ville dans son ensemble. L'endroit semblait très prisé, on sait maintenant ce qui fait marcher l'économie d'Hakodate.

Le deuxième jour fut illuminé par la dégustation d'un crabe (on était quand même venus pour ça, merde), il est vrai plutôt savoureux. Dans la foulée, direction Onumakoen, un parc quasi-national (ne me demandez pas). L'occasion de faire une bonne ballade de 5 bornes à pieds et 14 à vélo. Une aventure trépidante avec des péripéties rocambolesques comme hurler " Tibet libre " à un groupe de touristes chinois pour libérer un spot de photos, rejouer une scène de Duel à deux roues et surtout la promesse de ne pas regarder le Tour de France l'année prochaine après en avoir chié des ronds de chapeaux dans la montée du Tourmalet local. Surtout que mon dernier contact avec un vélo remontait à la 4e et le passage de l'attestation de sécurité routière. J'ai même eu droit à ma propre cascade en début de parcours avec un tout-droit dans une barrière de sécurité et une jambe gauche atomisée, à peine soulageable par notre kiné perso.

Une journée riche en émotion qui eut le mérite, outre de nous faire perdre 7 litres de flotte chacun, de nous éloigner d'Hakodate, ses voitures et ses hôtels... Vivement la cambrousse et les bains en plein air. Et avec tout ce que je viens d'écrire, et surtout l'enthousiasme transparaissant de ce billet, peut-être que Jennifer va tout bonnement m'interdire de rédiger à nouveau sur le blog ! Stay tuned... ou pas ! :P